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Stop Tihange – Courant d’Air participe!

Et Courant d’Air participe!

Courant d’Air participe à l’action « Stop Tihange – La chaîne humaine » le 25 juin. Cette chaîne s’étendra sur 90km partant de Tihange pour arriver à Aix-la-Chapelle en passant par Liège et Maastricht. Ce rassemblement se composera de personnes originaires de trois pays et de langues différentes qui protesteront main dans la main pour ce but commun.

Le message porté par les participants sera celui de l’arrêt immédiat des centrales nucléaires épuisées Tihange 2 et Doel 3.

Avec cette châine humaine regroupant un maximum de citoyens, il s’agira de donner ensemble un signal visible et fort de la menace qui pèse sur des millions de personnes en Europe.

 

Nous organisons un bus qui partira à l’événement et qui amène les personnes intéressées gratuitement.

Les initiateurs ont réalisé une répartition des personnes sur la chaîne en fonction de leur lieu de résidence ou de l’organisation avec laquelle ils s’inscrivent. Le tronçon réservé à Courant d’Air se trouve à Liège – Quai de la Wallonie.

Souhaitez-vous partir avec nous à Liège? Pas de problèmes!

Veuillez alors remplir le formulaire ci-dessous.

Départ: 

A partir de 11h00 (selon le lieu)

La grande chaîne se formera à 14h00.

Retour:

Vers 16h00

 

Frais:

Gratuit

 

Lien:

www.chain-reaction-tihange.eu

www.stop-tihange.org


Chaque mètre compte!

Courant d’Air assume un kilomètre de la chaîne.

C’est pourquoi il est très important pour nous que le plus grand nombre de personnes participe.

L’action durera jusqu’à 16h00. Après, nous retournons à Elsenborn.

Pourquoi la chaîne est-elle organisée?

(Information de www.chain-reaction-tihange.eu)

Malgré les fréquents arrêts d’urgence des réacteurs et l’arrêt simultané de longue durée de trois réacteurs représentant la moitié de la puissance des réacteurs belges (T2, D3 et D4), il n’y a pas eu de pénurie d’électricité en Belgique. Les plantureux profits de l’exploitation de ces réacteurs sont rapatriés en France, alors qu’en Belgique la population court le risque d’une catastrophe nucléaire !

Les cuves de ces réacteurs présentent des milliers de fissures d’une longueur allant jusque 18 cm, plus de 3.000 pour Tihange 2 et plus de 13.000 pour Doel 3, fissures découvertes entre 2012 et 2014, lors d’examens par ultrason. La présence de ces fissures augmente fortement le risque d’une rupture soudaine des cuves et d’une catastrophe nucléaire du fait de la fusion de coeur par perte du liquide de refroidissement. Les deux réacteurs ont malgré cela été redémarrés fin 2015. Même le directeur de l’AFCN a été forcé de reconnaître que tout nouveau réacteur atomique présentant ces défauts ne pourrait être homologué (le 18 janvier 2016, lors d’une rencontre avec la secrétaire d’État luxembourgeoise, Camille Gira). Que le gouvernement laisse ces réacteurs en activité est incompréhensible et inacceptable.

Les matériaux et les équipements d’une centrale s’usent au cours du temps. Le taux de pannes et d’apparitions de défaut augmente de façon significative et de plus en plus vite à partir de 25 ans d’âge. Les 20 cm d’acier des parois de la cuve du réacteur accusent l’impact d’années de contraintes thermiques et de bombardement nucléaire (neutrons) : la cuve est fragilisée et la probabilité de rupture augmente considérablement. Conséquence : un réacteur hors de contrôle conduisant à la fusion du coeur et à un accident grave type Fukushima. Les sept réacteurs belges ont plus de 30 ans et même 40 ans pour trois d’entre eux : la ligne rouge est franchie.

Dans les années 1950, les centrales atomiques ont été promues comme une source d’énergie illimitée, bon marché et sûre. Pourtant le risque était bien connu. C’est pourquoi, en 1960, sous la pression du lobby politico-militaro-industriel, seize pays européens ont signé la convention de Paris limitant considérablement la responsabilité civile de l’exploitant en cas de catastrophe atomique. Sans cela jamais le « nucléaire civil » n’aurait vu le jour. Cette politique criminelle a connu des récidives, en 2003, avec l’allongement de la durée de vie des centrales de 30 à 40 ans et, sous les gouvernements Di Rupo et Michel, le prolongement à 50 ans des trois plus vieux réacteurs.

Toute la Belgique serait touchée, de même que les pays voisins, et le coût serait reporté sur le citoyen. Une catastrophe nucléaire causerait la mort de dizaines de milliers de personnes, la maladie chez des centaines de milliers d’autres et compromettrait définitivement l’avenir de nos enfants. Des millions de personnes devraient abandonner leur foyer pour toujours.