Vous avez des panneaux photovoltaïques ? La meilleure période de l’année commence pour les rentabiliser, au plus grand profit de votre portefeuille et de l’environnement. Et pour maximiser ce bénéfice, l’autoconsommation est la clé.
Que vous soyez toujours dans l’ancien régime de la compensation ou dans le nouveau régime du tarif d’injection, vous êtes concerné. Rappelons la différence : dans l’ancien régime, les kWh inutilisés que vous injectez sont décomptés de votre facture au même prix que les kWh que vous achetez ; dans le nouveau, on ne vous décompte qu’environ le dixième du prix.
Dans le nouveau régime vous avez donc tout intérêt à consommer vos kWh autoproduits plutôt que de les injecter sur le réseau qui ne vous en offre que quelques centimes en échange. Un exemple : chargez votre voiture électrique entre 10 et 16 h ou programmez votre boiler pour qu’il fonctionne pendant cette période, si il y a du soleil, c’est gratuit. À l’inverse, si vous chargez la voiture ou chauffez l’eau en soirée, vous paierez environ 0,38 € le kWh tandis que vos kWh solaires inutilisés en milieu de journée auront été envoyés au réseau pour beaucoup moins : environ 0,03 €/kWh.
Dans l’ancien régime, « c’est sans importance puisque mes kWh injectés me sont décomptés aussi à 0,38 € », pensez-vous peut-être. C’est vrai mais votre raisonnement n’est pas complet. Rappelez-vous que vous payez un supplément (qui ne s’applique pas dans le nouveau régime) appelé « tarif prosumer », calculé forfaitairement sur la base de la puissance de votre onduleur. Mais il existe un second mode de calcul, plus avantageux pour vous, qui s’applique si votre autoconsommation dépasse le seuil de 37,76 %. Donc vous aussi, même dans l’ancien régime avantageux de la compensation, vous pouvez encore diminuer un peu plus votre facture.
Votre fournisseur appliquera automatiquement ce mode de calcul plus intéressant. Il se basera pour cela sur les données de votre consommation et de votre injection que le distributeur d’électricité lui envoie. Vous devez pour cela disposer d’un compteur communicant. Mais vous n’avez aucune démarche à faire… sauf penser à autoconsommer.
Par ailleurs, la protection du climat bénéficie elle aussi de votre effort d’autoconsommation : chaque kWh que vous ne prélevez pas sur le réseau signifie que quelque part dans le pays une centrale électrique brûle moins de gaz.
En image, un contre-exemple
Le 2 avril dernier, ce consommateur a chargé sa voiture électrique en soirée : c’est le pic orange du graphique. Et c’est dommage pour lui car son électricité solaire gratuite n’a que peu servi pour la maison et pour la voiture : c’est la partie bleue du graphique. En revanche toute la partie verte, l’énergie autoproduite en ce jour de grand soleil, a été injectée sur le réseau car inutilisée. Une occasion manquée…
