C’est reparti : la nouvelle crise énergétique va nous (re)motiver à garder le contrôle de nos consommations d’énergie. Les habitudes, les méthodes et le matériel peuvent nous y aider.
Au rayon des habitudes
Cuire à gros ou petit bouillon ne change rien : la température de l’eau reste « calée » à 100°C tant qu’elle produit de la vapeur. Dès que vos ingrédients ont atteint l’ébullition dans la casserole, vous pouvez donc réduire la puissance de la plaque jusqu’à ce que le liquide ne bouillonne plus que légèrement. Et essayez de cuire moins longtemps le chou-fleur, les carottes, le brocoli, les haricots verts, les choux de Bruxelles… Plus fermes, ils conserveront plus de saveur, plus de vitamines, un rien de croquant. Deux autres habitudes rentables : couvrir les casseroles pendant la chauffe et arrêter la chauffe 5 à 10 min avant la fin de la cuisson. Les aliments continueront à cuire, plus bas que 100°C, mais sans rien coûter en énergie.
Au rayon du matériel
Au moment d’acheter un nouveau four, préférez un modèle à chaleur tournante, qui rend le coûteux préchauffage inutile. Envisagez l’achat d’une casserole à pression. Elles sont chères mais divisent la durée de cuisson par deux ou trois. À la longue, ça paie. Enfin, optez sans hésiter pour les plaques à induction : elles chauffent et s’arrêtent quasi instantanément, aucune déperdition d’énergie. Et quelle puissance, quelle précision ! Pas pour rien que tous les grands noms de la gastronomie y sont passés…
Au rayon des méthodes
Les méthodes dépendent parfois du matériel (cuisson vapeur, casserole à pression…) mais pas toujours. Voici deux exemples :
– simplifiez la recette des œufs durs : au lieu de les plonger 10 minutes dans l’eau bouillante, puis de les refroidir (double gaspillage), plongez-les dans l’eau froide, amenez la casserole à ébullition et dès que l’eau bout, coupez la chauffe, couvrez et laissez les œufs refroidir dans l’eau jusqu’à température ambiante. Ils auront une consistance parfaite, une belle couleur jaune (pas verdâtre), un cœur pâteux et s’éplucheront aussi bien. Évidemment il faut y penser largement à temps…
– intéressez-vous aux techniques de cuisson à basse température. Quand vous y goûterez, un monde nouveau de saveurs, de textures… et d’économie d’énergie s’ouvrira pour votre palais et votre portefeuille. Il suffit pour cela d’un four précis (donc électrique) qui peut fonctionner aussi bas que 60-80°C. À ces températures, les cuissons de 2, 3… 4 h qui sont nécessaires coûtent très peu.
Cet article de conseil en énergie vous est proposé par Courant d’Air SC ES, coopérative citoyenne de production d’énergie renouvelable.
