4. Les projets en développement

Contexte général

  • En 2025, 36 nouvelles éoliennes construites en Wallonie : + 133 MW de capacité : le parc wallon atteint 1 661 MW, soit 50 % des besoins des ménages.
  • Rythme insuffisant pour atteindre les objectifs 2030 (25 % de la production wallonne d’origine éolienne).
  • 5.700 MW de projets sont en développement en Wallonie dont 678 MW bloqués au Conseil d’État.

Depuis avril 2025 certaines étapes des projets sont dispensées de permis, mais l’insécurité juridique reste grande, les délais de délivrance des permis sont longs, l’acceptabilité locale des éoliennes reste un obstacle au développement suffisamment rapide des parcs éoliens. Au niveau fédéral, la procédure de concession pour l’éolien offshore (zone Princesse Élisabeth) est toujours au point mort.

Dans ce contexte difficile, votre coopérative continue de mener de front de nombreux projets :

Localisation du projet État d'avancement
Amel-Büllingen Préparation à la construction sur recours
Peruwelz (Aire de Genotte) 3 éoliennes autorisées ; éolienne citoyenne en préparation pour construction sur recours
Elsenborn Étude d’incidences environnementales en attente de poursuite
Ferrières (Werbomont) Refus définitif du permis
Gouvy (Courtil) Refus définitif du permis
Vielsalm (Mont-le-Soie) Refus du permis en première instance (en recours)
Malmedy / Bernister Étude d’incidences environnementales sur un nouveau projet
Saint-Vith Étude d’incidences environnementales en attente de poursuite
Vaux-sur-Sûre - Bajate Étude d’incidences environnementales en cours
Raeren (Vennbusch) Refus du permis en première instance (en recours)
Amel 2 (Wolfsbusch) Étude d’incidences environnementales en cours
Saint-Vith II (SPI) Étude d’incidences environnementales en cours
Harzé (SPI) Étude préalable

Aperçu de l’évolution des projets

© CSD

Amel-Büllingen

  • Projet de 6 éoliennes, bloqué depuis 8 ans au Conseil d’État
  • Décision du CA : investissement lancé sur recours
  • Assurance négociée : couverture en cas de refus définitif
  • Offres analysées : 3 constructeurs, plusieurs banques
  • Demande de raccordement auprès d’ORES (délai ± 2 ans)
  • Démarches poursuivies avec les communes (droits de superficie)
  • Étude de sol réalisée
  • 2026 : choix constructeur, signatures notariales, fondations
  • 2027 : mise en service
Le parc vu de Grand-Halleux (photomontage) - © CSD

Vielsalm (Mont-le-Soie)

  • Enquête publique : juillet à septembre – atelier d’information le 27 août (Petit-Thier)
  • Avis communal positif conditionné (contraintes techniques, raccordement via chemins publics, compensations renforcées, 1 éolienne retirée)
  • Avis négatif du DNF
  • Permis refusé début 2026 – Recours annoncé
Le parc vu de la Neustraße à Raeren (photomontage) - © CSD

Raeren

  • Enquête publique : juin–août – atelier d’information organisé l’année précédente
  • Permis (5 éoliennes) refusé fin décembre (motif administratif lié au pylône hertzien BRF et à une accord de coopération entre les gestionnaires de fréquence de la DG et de la CFWB)
  • Recours introduit

Saint-Vith

  • St-Vith II (le long de l’E42) – 3 éoliennes
  • RIP en février 2025 & début de l’étude d’incidences
  • Premiers relevés biologiques, acoustiques, topographiques et études d’impact
  • Positionnement précis en finalisation
  • Avis des instances reçus
  • Début 2026 : rédaction de la demande de permis unique

Vaux-sur -Sûre

  • Projet de 5 éoliennes le long de l’E411, partenariat Courant d’Air (25 %), Vents d’Houyet, Luminus
  • RIP : 25 mai (Cobreville) – Études en cours
  • Demande de permis prévue en 2026

Malmedy (Bernister II)

  • Projet initial d’Eno Energy (5 machines) refusé
  • Repris par WattElse avec 4 éoliennes, implantation ajustée (forêt d’exploitation, entre autoroute et circuit)
  • Accord de participation citoyenne : 25 %
  • Développement relancé – RIP le 9 septembre

Des éoliennes en mer : votre coopérative y travaille activement

Offshore – Les citoyens se battent pour rester à bord

  • Procédure fédérale d’appel d’offres (zone Princesse Élisabeth) a été arrêtée en août 2025 – Relance annoncée pour printemps 2026
  • L’obligation de participation citoyenne est remise en question – Risque d’exclusion des coopératives
  • Pétition « Notre Énergie » : 25 000+ signatures pour réclamer son maintien
  • Interpellation du ministre de l’Énergie
  • Un succès en parallèle : 34 coopératives engagées via SEAcoop ont acquis des parts acquises dans le parc Northwind

Les événements SEAcoop de l’année

Rappel des événements : en 2025, un accord était signé entre une trentaine de coopératives citoyennes belges membres de REScoop pour créer un consortium avec trois partenaires industriels : Eneco, Ocean Winds et Otary. Objectif : répondre à l’appel d’offres du gouvernement fédéral pour construire des éoliennes dans la zone Princesse Élisabeth. L’accord permettait également à SEAcoop de racheter immédiatement des parts correspondant à 5 des 72 éoliennes du parc éolien offshore Northwind (déjà existant). Ce parc appartient majoritairement à Aspiravi Offshore, membre du groupe industriel Otary. Cette acquisition a effectivement été réalisée et a déjà rapporté des dividendes pour 2025 à SEAcoop, la coupole des coopératives associées.

Une vaste campagne de communication nationale proposant aux Belges de prendre des parts dans l’éolien offshore via les coopératives a été lancée à la fin du mois de février 2025. Courant d’Air a récolté 1 681 000 € et attiré plus de 300 nouveaux membres en deux mois !

Quelques semaines avant l’échéance de l’appel d’offres, le (nouveau) gouvernement fédéral a arrêté la procédure en cours qui prévoyait d’attribuer davantage de points, dans l’évaluation des offres, à celles comportant la meilleure participation citoyenne. Le gouvernement a annoncé la relance de l’appel d’offres pour le premier semestre 2026 mais les informations recueillies font craindre aux coopératives que la participation citoyenne ne sera plus obligatoire.

En réaction, Notre Énergie a lancé une pétition recueillant plus de 25 000 signatures, remise au ministre de l’Énergie. Depuis ce moment, rien n’a évolué et les craintes subsistent au début 2026 que les citoyens soient « débarqués » des projets de la zone Princesse Élisabeth.